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COLLECTION JEAN H. W. VERSCHURE (1899-1977)

Statuette, Luluwa, République Démocratique du Congo
LULUWA FIGURE, DEMOCRATIC REPUBLIC OF THE CONGO
Estimate
25,00035,000
LOT SOLD. 32,500 EUR
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COLLECTION JEAN H. W. VERSCHURE (1899-1977)

Statuette, Luluwa, République Démocratique du Congo
LULUWA FIGURE, DEMOCRATIC REPUBLIC OF THE CONGO
Estimate
25,00035,000
LOT SOLD. 32,500 EUR
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Details & Cataloguing

Arts d'Afrique et d'Océanie

|
Paris

Statuette, Luluwa, République Démocratique du Congo
LULUWA FIGURE, DEMOCRATIC REPUBLIC OF THE CONGO

Provenance

Collection Gustave E. De Hondt, Bruxelles
Collection J.H.W. Verschure (1899-1977), Heer-Sur-Meuse
Transmis par descendance

Exhibited

Anvers, Stadsfeelstzaal, Tentoonstelling van Kongo-Kunst, 24 décembre 1937 - 16 janvier 1938

Literature

Jadot, « Les Arts et Métiers Congolais à l’exposition de Paris en 1937 », in Les Beaux-Arts. Bulletin du Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, n°250, 25 juin 1937, p. 28
Tentoonstelling van Kongo-Kunst, Antwerpsche Propagandaweken, 1937, n°277 (non reproduit)
Olbrechts, Plastiek van Kongo, 1946, pl. XVIII, n°95

Catalogue Note

En juin 1937, l’Exposition internationale de Paris accueillait un pavillon dédié aux « arts et métiers congolais ». Le collectionneur bruxellois Gustave De Hondt y figurait parmi les principaux prêteurs, avec notamment deux œuvres Luluwa qui entrèrent par la suite dans la collection de Jean Verschure. Ces deux statues - dont celle présentée ici - furent sélectionnées par Frans Olbrechts pour l'exposition "révolutionnaire" Tentoonstelling van Kongo-Kunst, présentée en 1937-1938 à Anvers et dont le catalogue servit de fondement à son ouvrage magistral Plastiek van Kongo, publié en 1946 (Petridis, 2001, p. 171-179). 

Les statuettes féminines présentant dans la main gauche une petite coupe à offrandes visaient, selon Timmermans (1966, p. 22-23), à protéger les nouveau-nés et les enfants en bas âge. Leur nom, bulenga ("pour la beauté, pour la chance"), se réfère à la notion du "sublime" exprimée dans la mise en valeur du corps. Cette beauté - dignité de la pose, tatouages envahissant le corps, coiffure élaborée - constitue, dans la pensée Luluwa, les gages d'intégrité physique et morale permettant de lutter contre les attaques des sorciers. Voir Neyt (in Dapper, 1997, p. 103) pour une statuette très apparentée dans les collections du musée Dapper. 

Arts d'Afrique et d'Océanie

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