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Paire de dents de narval supportées par un lys en bronze doré, travail romain, de la fin du XVIIe/début du XVIIIe siècle
A PAIR OF ITALIAN GILTBRONZE MOUNTED NARWHAL TUSKS, ROME, LATE 17TH/EARLY 18TH CENTURY
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Paire de dents de narval supportées par un lys en bronze doré, travail romain, de la fin du XVIIe/début du XVIIIe siècle
A PAIR OF ITALIAN GILTBRONZE MOUNTED NARWHAL TUSKS, ROME, LATE 17TH/EARLY 18TH CENTURY
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Details & Cataloguing

Un Hommage au XVIIIe Siècle - Adriano Ribolzi, Antiquaire

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Paris

Paire de dents de narval supportées par un lys en bronze doré, travail romain, de la fin du XVIIe/début du XVIIIe siècle
A PAIR OF ITALIAN GILTBRONZE MOUNTED NARWHAL TUSKS, ROME, LATE 17TH/EARLY 18TH CENTURY

les lys épanouis, chacun reposant sur un socle à décrochement et supportant une dent de narval ; (une dent fissurée à la base)


Quantity: 2
Haut. 207 cm et 200 cm
Height 6 3/4 ft and 6 1/2 ft
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Catalogue Note

Le support en bronze doré en forme de lys invite à un rapprochement avec la famille Farnese ; la fleur de lys se retrouve en effet sur leurs armoiries et le lys est un thème récurrent  dans la décoration du palais Farnèse à Rome où le décor du palais se décline sur plusieurs registres. Le premier est celui des motifs de l'ornementation architecturale : outre le recours aux éléments traditionnellement empruntés au répertoire antique, les architectes se sont tous appliqués à répéter le meuble héraldique des Farnèse, la fleur de lys. On le trouve aussi bien dans la pierre que dans le parement en brique de la façade, dans le bois des plafonds et dans les carreaux des pavements. La fleur de lys a aussi été déclinée sur de nombreuses pièces issues de divers domaines des arts décoratifs destinées aux Farnese. On ne peut écarter une origine Farnese pour ces objets, comme pour les quatre sphères décrites sous le lot suivant. 

La dent du narval fut longtemps considérée comme la corne ornant le front de la légendaire licorne, l'animal imaginaire le plus important du Moyen-Age à la Renaissance. Cette corne droite, torse et pointue, retrouvée le plus souvent sur les rivages d'Angleterre, du Danemark ou d'Islande, était réputée posséder des pouvoirs magiques, dont celui de purifier l'eau de tout poison et de guérir des maladies. Elle figurait à ce titre en bonne place dans tous les cabinets de curiosités princiers, royaux ou impériaux, et jusque dans les trésors des cathédrales, très souvent mise en valeur par de précieuses montures d'argent, d'or ou de bronze doré.
Les cornes s'échangeaient pour des sommes aussi extraordinaires qu'extravagantes et leur cours atteignit son apogée au milieu du XVIe siècle. C'est au cours de ce même siècle que l'on commença pourtant à remettre en cause leur provenance présumée. En 1607, puis en 1645, le narval fut identifié comme animal marin et fit l'objet de descriptions détaillées. Au XVIIIe siècle, le doute se dissipa définitivement et l'on établit enfin que les fameuses cornes de licorne n'étaient en réalité que des défenses de narval.
Elles gagnèrent néanmoins en intérêt scientifique ce qu'elles perdirent en valeur symbolique ou ésotérique, et demeurèrent tout aussi précieuses, notamment aux yeux des collectionneurs et amateurs d'histoire naturelle, ainsi qu'en témoigne la riche monture en bronze doré des dents de narval présentées ici.

Un Hommage au XVIIIe Siècle - Adriano Ribolzi, Antiquaire

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