Lot 97
  • 97

Antoine-Louis Barye

Estimate
60,000 - 80,000 EUR
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Description

  • Antoine-Louis Barye
  • Crocodile dévorant une antilope
  • bronze à belle patine feuille d'automne, très belle fonte
  • Haut. 16,3 cm, larg. 41,6 cm
  • Height 6 1/3 in; width 16 1/3 in
épreuve ancienne

Literature

Bibliographie
M. Poletti, A. Richarme, Barye, Paris, 2000, p. 351, A211 (ill.)

Condition

Overall in very good condition with the usuall minor wear to high relief consistent with touching and time. Some minor vert de gris and oxydation around edges of base.
"In response to your inquiry, we are pleased to provide you with a general report of the condition of the property described above. Since we are not professional conservators or restorers, we urge you to consult with a restorer or conservator of your choice who will be better able to provide a detailed, professional report. Prospective buyers should inspect each lot to satisfy themselves as to condition and must understand that any statement made by Sotheby's is merely a subjective, qualified opinion. Prospective buyers should also refer to any Important Notices regarding this sale, which are printed in the Sale Catalogue.
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Catalogue Note

Il s'agit d'un groupe particulièrement rare sur le marché, la plupart des exemplaires connus se trouvant depuis longtemps au sein de grandes collections publiques et privées : Musée du Louvre (Inv. no. OA 5764), Musée d'Orsay (Inv. no. OA 6357), Metropolitan Museum de New York (Inv. no. 95.10.2), Walters Art Gallery de Baltimore (Inv. no. 27.150)...
Barye ne produisit que deux modèles mettant en scène un crocodile : l'un figurant le reptile seul, marchant la queue recourbée et ce Crocodile dévorant une antilope. Dans un sens, le présent modèle constitue un pendant inversé du Tigre dévorant un gavial (dont nous présentons une fonte, lot 86), qui fut l'un des premiers succès de Barye. Mais ici, le crocodile est devenu l'agresseur, sa position faisant écho à celle du tigre, recouvrant l'antilope et plongeant sa mâchoire dans ses chairs. Ce sujet a offert à l'artiste l'opportunité de démontrer l'étendue de sa connaissance des animaux exotiques et ses talents de maître du modelage. La finesse du ciselage des écailles, le rendu de l'épaisseur de la peau, la disproportion entre le ventre et les courtes pattes de l'animal sont autant d'éléments typiques de la démarche réaliste de Barye. Le mouvement de la longue courbe de la queue est contre-balancé par la torsion de la tête du crocodile, mordant le cou de l'antilope. Une fois de plus, Barye ne craint pas de montrer la brutalité du monde animal, privilégiant au contraire une transcription exacte de la réalité.
Notre exemplaire se distingue par la qualité de sa fonte, mise en valeur par la beauté de sa patine feuille d'automne, rendant chaque détail avec une très grande précision. La finesse de la ciselure de la queue et du dos du crocodile est à cet égard particulièrement remarquable.