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Lot 8
  • 8

Lettre autographe signée au duc de Guise. Paris, 12 février 1586.

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Description

  • Catherine de Médicis, reine de France
  • Lettre autographe signée au duc de Guise.Paris, 12 février 1586.
Catherine tente de réconcilier le duc de Guise avec le roi Henri III. Elle désire autant que lui "le voir hors de la peine en laquele vous ont mis les raports qui ont ayste faicts de vous au Roy mon fils... Je vous ay ayscrit des le commencement quil estoit malcontent de vous pour deux causes de lune desqueles vous lavés tresbien esclaircy et satisfait par les letres et certificats que vous luy aves envoye qui est pour le regard de cette bule que lon disait que vous avyés proposée et poursuyvie à Romme au prejudice de son armée." Le duc de Guise lui a demandé de lui livrer l'identité des auteurs de ces rapports mais Catherine lui recommande plutôt d'écrire au roi...Ce quil me semble que vous devez escecuter au plustost afin de mettre une fin a tous ces propos sans vous arester davantage a delmander que les auteurs diceux vous soyent nommes dautant que cela cerviroit plustost a aygrir le mal que a le guerir..." (Paris, 12 février 1586, 2 p. in-4).
En 1585, Henri III signe le traité de Nemours avec la Ligue catholique, dirigée par son cousin Henri de Guise. Le roi y reconnaissait la Ligue, révoquait les édits de tolérance et s'engageait à expulser tous les calvinistes du royaume. Ce traité marqua le début de la huitième guerre de religion, la plus longue, qui durerait jusqu'à l'Edit de Nantes en 1598. L'alliance entre Henri III et la Ligue des Guise n'était toutefois qu'une façade : les Guise reprochaient au roi sa sympathie pour Henri de Navarre et sa faiblesse à l'égard des protestants. De l'autre côté, Henri III s'agaçait de la trop grande popularité de la Ligue et de ce qu'elle n'apporte pas un soutien total à sa politique. Les manoeuvres de conciliation entreprises par Catherine de Médicis n'y feront rien. Ayant convoqué les Etats-Généraux à Blois pour la fin de l'année 1588, Henri III y invite Henri de Guise et le fait assassiner le 23 décembre, sans en avoir averti sa mère. Catherine de Médicis meurt quelques jours plus tard.   
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