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messes pour le temps depuis le premier dimanche de l'avent jusques au caresme
manuscrit calligraphié
[vers 1670]
MESSES POUR LE TEMPS DEPUIS LE PREMIER DIMANCHE DE L'AVENT JUSQUES AU CARESME MANUSCRIT CALLIGRAPHIÉ [VERS 1670]
Estimate
50,00070,000
LOT SOLD. 72,000 EUR
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messes pour le temps depuis le premier dimanche de l'avent jusques au caresme
manuscrit calligraphié
[vers 1670]
MESSES POUR LE TEMPS DEPUIS LE PREMIER DIMANCHE DE L'AVENT JUSQUES AU CARESME MANUSCRIT CALLIGRAPHIÉ [VERS 1670]
Estimate
50,00070,000
LOT SOLD. 72,000 EUR
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Details & Cataloguing

Books and Manuscripts

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Paris

messes pour le temps depuis le premier dimanche de l'avent jusques au caresme
manuscrit calligraphié
[vers 1670]
MESSES POUR LE TEMPS DEPUIS LE PREMIER DIMANCHE DE L'AVENT JUSQUES AU CARESME MANUSCRIT CALLIGRAPHIÉ [VERS 1670]

"D'or sur or, rebrodée d'or, rebordée d'or et pardessus, un or frisé, rebroché, d'un or mêlé à un certain or, qui sait la plus divine étoffe qu'on ait jamais été imaginer : ce sont les fées qui ont fait en secret cet ouvrage" (Madame de Sévigné à propos d'une robe de la marquise de Montespan).

Manuscrit de 114 feuillets in-4 (200 x 140 mm), en français, calligraphié sur vélin, en lettres romaines noires et rouge avec encadrement d'un double listel or et rose à chaque page.

ornementation : titre calligraphié dans un encadrement or et bleu avec profil antique doré, 36 bandeaux et culs-de-lampes avec branches florales, arabesques, noeuds et vases ; 26 grandes initiales et 265 lettrines ornées de même à l'or et aux encres bleues, roses, parme et vertes. Le grand monogramme de la marquise de Montespan est répété, à l'or fin, sur trois feuillets.

reliure de l'époque. Peau noire à petits grains très serrés, dos à nerfs, doublures de maroquin rouge avec armes centrales, gardes de papier doré, tranches dorées, fermoirs en argent.
Légères restaurations à la reliure, très rares petites marques brunes. Condition générale exemplaire.   


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Provenance

Françoise-Athénaïs de Rochechouart, marquise de Montespan (armes et monogramme calligraphié). 

Literature

Quentin-Bauchart, tome I, p. 20--Portalis, p. 101.

Catalogue Note

Ce manuscrit fut composé par Damoiselet, élève de Jarry et professeur d'écriture du Grand Dauphin. Inconnu de Quentin-Bauchart et de Portalis, il s'inscrit comme le pendant à Messe pour le temps de Caresme jusqu'au samedi de la Passion, autre manuscrit de Damoiselet calligraphié pour la marquise de Montespan, conservé à la bibliothèque de Rouen (fonds Leber), dans une reliure identique à l'habit noir de celui-ci, dite "en galuchat d'époque". Ces deux productions couvrant toute l'année liturgique furent vraisemblablement issues d'une même commande, vers 1670, dans les années de pleine gloire de la plus belle femme du royaume de France et grande favorite de Louis XIV. La provenance Montespan est d'une absolue rareté : Quentin-Bauchart ne cite que six ouvrages, dont le manuscrit de Damoiselet conservé à Rouen.
C'est en la voyant costumée en bergère et récitant les vers d'une rose amoureuse du soleil dans le ballet des Muses de Benserade que Louis XIV fut subjugué pour la première fois par la beauté de la Françoise-Athénaïs de Rochechouart, marquise de Montespan. Elle devient sa maîtresse à partir de 1668 et sera la reine de Versailles pendant dix ans. Encensée par toute la cour où elle exerce le fameux "esprit Mortemart", elle protège Corneille, Molière, La Fontaine et Lully. Louis XIV s'en sert à bon escient comme "d'une beauté à faire admirer à tous les ambassadeurs" (Mme de Sévigné). Mais l'affaire des poisons provoque sa disgrâce en 1683. Elle ne quitte la cour qu'en 1692 et pratiquera jusqu'à sa mort une dévotion certaine. Elle se donne une fin de vie quasi-identique à celle de Louise de La Vallière, se retirant au couvent Saint Joseph qu'elle avait fondé des années auparavant rue Saint Dominique à Paris. Elle meurt le 27 mai 1707 lors d'une cure à Bourbon à L'Archambault. 
Ces rares reliures jansénistes doublées en maroquin aux armes se rencontrent sur les livres de piété. Elles étaient dès le XVIIIe siècle décrites abusivement comme "chagrin", ou, plus malicieusement comme "galuchat". 

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